Ouverture du premier vol direct Tunisie.Djerba- Barcelone

Reklamlar

Une fille fière de la Tunisie

C’est une femme. Une fille fière de la Tunisie qui est montée la première, aujourd’hui, pour sauver la patrie. C’est elle qui a grimpé sur le toit pour tenter de remettre en place le drapeau national qu’un salafiste a cru vouloir impunément escamoter à la faculté de Manouba.femme-drapeau tunisie

Un acte à la fois héroïque et féminin. Illustrant la volonté inflexible de protéger le symbole de la Nation, malmené, à la veille de la journée mondiale de la Femme du 8 mars. Un acte qui a valeur de symbole, et qui signe la reconnaissance que l’on doit avoir vis-à-vis de nos femmes, nos mères, nos sœurs, qui, une fois de plus, nous donnent l’exemple et nous tracent le chemin.

Un exemple de courage qui démontrera aux sceptiques, aux contempteurs de la cause féminine, que ce n’est pas par hasard que c’est en Tunisie que le Code du Statut Personnel a été écrit. Alors que sous d’autres cieux plus propices à l’inoculation du virus des idéologies rétrogrades et même anti-islamiques, la femme n’a pas le droit de conduire une voiture. Dieu merci, la femme tunisienne est libre. Et son modèle envié, jalousé continuera à illuminer la voie de ses sœurs arabes.

C’est en Tunisie qu’a éclos le Printemps Arabe, et des milliers de fleurs se sont épanouies dans les rues du pays, avant de mettre à bas le dictateur. Nos femmes ont défilé, sans craindre les matraques, ont hurlé les chants de la dignité et de la liberté, jusqu’à en faire tomber le mur de l’indifférence, et de la lâcheté. La bataille contre la tyrannie a trouvé à l’avant-garde, sur la ligne sanguinolente du front, des conquérantes comme Radhia Nasraoui, Sihem Ben Sedrine, Om Zied. Autant de figures phares de la révolte et de la contestation, des étoiles qui montreront la direction à prendre au fond de la nuit noire de l’ignominie. Et voici qu’en ce mercredi 7 mars, c’est encore une fois une femme qui galvanisera le courage et la volonté des fils de la Tunisie libre et indépendante.

La lutte continue. Pas question de céder. Et la Tunisienne sera de tous les combats, n’en déplaise à ceux qui voudraient l’enfermer avant de la ramener aux siècles obscurs de l’humanité. Le flambeau de nos femmes ne s’éteindra pas. Son feu brûlera les ravageuses doctrines passéistes, et éclairera le chemin que nos sœurs musulmanes du monde entier ont encore à parcourir. La Tunisie scintille à l’avant-garde, et à briller continuera.

Oualid Chine