Côte d’ivoire: Fin de parcours pour 3 opérateurs

Côte d’ivoire: Fin de parcours pour 3 opérateurs

Télécommunications

25/06/2015 #Brève, A la une, Côte d’Ivoire,  L’Etat de Côte d’Ivoire a pris le contrôle des trois opérateurs de téléphonie mobile Green, Comium et Café Mobile. Fusionnés en une seule compagnie, les autorités ivoiriennes s’attèleront désormais à trouver un partenaire financier et technique qui devrait acquérir la majorité de l’actionnariat du nouvel opérateur.

C’est à l’issue du conseil des ministres organisé le 24 juin 2015 à Abidjan que le ministre Bruno Nabagne Kone a expliqué que: “Nous avons décidé de fusionner ces entreprises en défaut de paiement pour n’en faire qu’une seule et même entité que nous allons restructurer tout en cherchant un partenaire technique et financier pour prendre une participation de 51 % dans la nouvelle structure”.

Parmi les entreprises qui auraient déjà manifesté leur intérêt pour le nouvel opérateur que veut former le gouvernement Ivoirien, se trouvent les groupes Indien Bharti Airtel et Nigérian Globacom. L’état assure que les emplois des agents de ces compagnies télécoms seront préservés.

À la fin du premier trimestre 2015, Green et Comium détenaient respectivement 787 219 et 651 624 abonnés en Côte d’Ivoire, soit 3,43 % et 2,84 % de parts de marché. Café Mobile a suspendu ses activités l’année dernière.

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machine pour la fabrication des briques

Les briquetiers d’Akwa

Installés depuis une dizaine d’années, ce chantier de fabrique de parpaings attire plusieurs jeunes qui y trouvent leur compte.

Il est 10 heures ce mercredi 17 Août 2011. Sur la rue Sapeurs à Akwa, se dresse un vaste chantier de parpaings. Ici et là, des mottes de sables, des pelles, des moules à parpaings et des parpaings sont exposés à même le sol. Dans un hangar situé non loin de là, une dizaine d’hommes aux vêtements tintés de ciment et de boue s’abritent. Eux, ce sont des travailleurs de la briqueterie située derrière l’hôpital Laquintinie. La forte pluie qui s’abat ce matin, les empêchent d’exercer leur travail.

Cette briqueterie occupe une grande partie du trottoir. Mais il est facile de l’identifier car, les employés exercent à l’air libre quand Dame pluie ne dicte pas sa loi. Néanmoins ce qu’on remarque tout de suite, ce sont les tas de sables formés ci et là, les sacs de ciment locaux ou importés tels que Fortress-Portland ou Conch Brand qui sont des produits américains. Également, les brouettes et autres matériaux de construction. Jean-Marie T., briquetier, confie qu’il trouve le ciment importé très économique : « Les ciments étrangers ont un dosage équivalent à 42.5. C’est-à-dire qu’avec un sac de ciment on peut faire 42 à 50 briques. Alors qu’avec Cimencam, on ne peut faire que 35 ». Le ciment étranger est vendu à 4700 soit 100 FCFA de plus que le ciment local.

Pour gâcher une brique comme cela se dit en langage technique ou façonner un parpaing, il faut savoir le type de construction qui est à réaliser. S’il s’agit de monter des dalles, on aura besoin de briquettes solides que l’on appelle encore « les hourdis ». Mais, pour de simples bâtiments on emploie les parpaings de 15, 12, 20 ou 10. Après avoir gâché un parpaing, il faut attendre deux heures de temps pour qu’il se solidifie. Par ailleurs, le choix du sable ne se fait pas au hasard. Il faut du sable fin pour la confection des briques. Le gros sable celui qui contient encore des cailloux ne peut pas servir à la solidification des briques, il est à mélanger au sablon (sable fin) ou à un autre type que l’on nomme « sable mungo ». C’est en saison sèche qu’il est facile de sabler, car la marée est basse dans les fleuves comme le Wouri ou à Youpwé. Lorsqu’il pleut, il est impossible pour les sableurs d’extraire de grandes quantités de grains de sable.

Le sable extrait des rivières est versé dans des camions. Ainsi un fourgon plein de sable peut revenir à 35000 FCFA, le prix variant selon la saison et la qualité du sable. Les parpaings aussi sont vendus en fonction des dimensions. Une brique de 15 (15 de largeur) revient à 200 FCFA l’unité. Celle de 10 est vendue à 170 FCFA, de 12m de largeur à 250, un parpaing de 20 coûte 300 FCFA, et les hourdis se vendent également à 300 par pièce.

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  • le gros sable
  • le sable "mungo"
  • les parpaings rangés après le  séchage
  • les briques entrain d'être séchées