“Transmission culturelle et construction identitaire”

“Transmission culturelle et construction identitaire”

La maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a abrité hier, dans le cadre de la 8e édition du Salon Djurdjura du couscous et de la célébration de Yennayer 2965, un colloque sur la “Littérature de l’oralité dans le conte populaire : de la transmission culturelle à la construction identitaire”. Plusieurs conférences étaient au programme, notamment celle du Pr Zineb Ali Benali de l’université Paris 8, qui a présenté une communication intitulée “Ce que le conte dit sans dire. Pour une lecture archéologique”.
Selon elle, les contes, ces histoires dites par les femmes dans le cercle familial aux enfants, “plongent dans des profondeurs culturelles que l’on devine à peine, mais qui peuvent se révéler, par fragments, par ressemblance et par allusion, dès qu’on se fait archéologue de la culture.” Elle a également appuyé son analyse sur les propos de la célèbre écrivaine Taos Amrouche évoquant sa mère Fadhma Aït Mansour en exprimant sa “chance d’avoir en elle une admirable narratrice. J’entends encore sa voix inspirée…”. L’autre communication a été animée par le Pr Dalila Arezki de l’université Mouloud-Mammeri et a eu pour thème “Le conte en porte à faux dans sa double fonction antinomique”. Pour elle, “né dans l’imaginaire populaire, le conte, cette littérature d’abord orale, est le reflet du flux et du reflux de la vie des hommes qui ont existé jadis et qui l’ont véhiculé”, soulignant que dans la transmission du conte, “c’est toute la marque d’appartenance qui est préservée». Pour cette universitaire le conte a, entre autres,  une double fonction. “La première fonction consiste, d’une part, à entretenir des rapports privilégiés entre le conte et l’enfant via le conteur, et d’autre part, à favoriser son développement, au stade de l’enfance, de façon adéquate, chronologiquement sur les plans cognitifs, psychologique, pédagogique”, a-t-elle expliqué. Quant à la deuxième fonction, elle  vise, selon le Pr Arezki, “d’une part, à forger la personnalité selon le modus vivendi en vigueur dans la société à laquelle l’enfant appartient et à modeler son comportement en vue d’une insertion sociale stéréotypée conforme aux archétypes sociaux, d’autre part, à lui inculquer une vision du monde calquée sur des principes manichéens”. Seulement, “il parait, au regard de cette deuxième fonction du conte, en porte faux avec le premier, que dans la société, et par la société, l’identité est assignée dès le plus jeune âge à chacun des membres ainsi assujettis», c’est pourquoi, “il y a donc lieu d’être vigilant quant à l’impact du conte et à ses conséquences sur l’enfant dans ses modes de réflexions, d’action et, par la suite, sur son devenir en qualité d’être au sein de la société”.

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